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Évry - Association régie par la loi de 1901 - Reconnue d'Intérêt Général |
| Les Révolutions transatlantiques | |
| Intervenant : CADOT Christine |
TEV441A
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| N° | Thème | Date, Lieu & Intervenants |
| 1 | Regards européens sur l'Amérique. La construction de l'Amérique comme "autre" Il s’agit ici de replacer les révolutions atlantiques dans le contexte d’une histoire intellectuelle qui prend en compte les constructions mentales de la fin du 18e siècle. Ce TD a vocation à revenir sur une idée peu étudiée des révolutions atlantique ou plutôt mal étudiée : les schémas mentaux déjà en place qui vont tordre et interférer avec la circulation des idées républicaines. L’idéal des Lumières est à modérer donc. S’il y a bien un « espace atlantique des Révolutions » républicaines et non des frontières étanches entre états, cet espace n’est pas un long océan tranquille… Il s’agit d’approfondir un thème qui sera abordé brièvement dans la conférence principale : celui de la construction d’un « autre » de l’Europe, d’une figure de l’altérité de l’Europe. L’Amérique a en effet longtemps été vue, depuis l’Europe et pratiquement depuis sa conquête par les Européens, comme un espace sauvage, dégénéré, incontrôlable. On ne peut en effet comprendre la circulation des idées dans l’espace atlantique des révolutions sans prendre en considération la part naturalisée, i.e. pré-construite et donnée pour naturelle, des catégories d’Europe et d’Amérique. Vue d’Europe, et plus particulièrement de France, l’Amérique est racontée et fabriquée comme une terre impropre à contenir un gouvernement stable et encore moins républicain. Les aides apportées aux insurgés par Louis XV ne doivent pas éclipser le débat intellectuel qui fait rage autour de ce nouveau monde qui revendique pour lui-même l’héritage des « Libertés anglaises ». Nous verrons comment les naturalistes du 18e siècle (Buffon et Cornélius de Pauw en tête) contribuent à construire l’Amérique et l’homme [politique] américain en figures de l’altérité des Lumières européennes. |
le mardi 13 décembre 2011 de 10h à 11h30
ÉVRY - UEVE Rue Facteur Cheval - Salle 205 |
| 2 | La traduction française du fédéralisme américain sous la Révolution française Il s’agira de revenir plus particulièrement sur les années 1789-1794. Si les références aux textes constitutionnels américains existent de façon évidente, il s’agit de démontrer que la référence des constituants français à l’expérience américaine n’est pas homogène. Elle dépend bien entendu du texte constitutionnel concerné (déclaration des droits ou constitution fédérale), mais aussi du contexte bien particulier de la France révolutionnaire et de l’évolution de la lutte entre Girondins et Jacobins. Si l’espace atlantique est bien un espace de circulation et de traduction des idées et expériences républicaines, notre présentation veut mettre en avant que ce dernier n’a pas été un espace qui permet de recopier à l’identique l’expérience américaine sur le sol européen. Nous prendrons comme illustration de cette hypothèse la création du « crime de fédéralisme » et du « crime de lèse-nation »en France. |
le mardi 10 janvier 2012 de 10h à 11h30
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| 3 | Effets de retour : l'interprétation de la Révolution française La littérature française et américaine s’enthousiasme volontiers pour les émissaires de l’esprit républicain. Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et Thomas Paine sont probablement ceux qui auront eu la faveur des auteurs en la matière. Nous proposons de voir comment Thomas Jefferson, une fois revenu aux Etats-Unis, interprètera la Révolution française dans sa très riche correspondance. Il s’agit de voir comment celui qui voue sa vie à défendre la cause du Nouveau Monde en Europe s’approprie les récits de son correspondant et successeur resté en France, sous la Terreur. En effet, comment raconter la Terreur aux Etats-Unis sans risquer de réduire la portée symbolique et légitimante de la révolution française dans son ensemble, sensée être fille de la Révolution américaine ? |
le mardi 24 janvier 2012 de 10h à 11h30
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| 4 | Construire la République : s'éloigner de l'Europe La construction ex nihilo d’une capitale fédérale, Washington D.C., est un acte de fondation technique mais surtout moral. Il s’agit d’afficher les valeurs républicaines et fédéralistes au beau milieu d’un nouvel état, fédéral qui plus est, qui prend au sérieux la rhétorique de la table rase historique. Cette rhétorique sera d’ailleurs utilisée également par les révolutionnaires français de façon concomitante. Il s’agit de voir comment Jefferson et Washington, notamment, ont voulu planifier la ville de Washington D.C. en rupture avec ce qu’ils perçoivent comme le mal qui ronge l’Europe (et en particulier l’Angleterre) : le despotisme et le symptôme monarchique. Il s’agit de voir comment l’architecture des rues de la capitale fédérale américaine a été pensée comme une innovation politique majeure, qui par le tracé des rues, devait symboliquement renvoyer une image du citoyen américain radicalement opposée au sujet déambulant dans les capitales européennes, Paris en tête. Nous aborderons également dans cette séance le thème des « utopies républicaines » |
le mardi 7 février 2012 de 10h à 11h30
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| 5 | Au 19è siècle. Penser l'autre pour se construire soi-même. L'exemple des manuels Il s’agit ici de s’éloigner un peu du thème des révolutions transatlantiques et de changer de siècle. L’intérêt de ce TD est de prendre en compte l’usage politique du regard croisé entre Etats-Unis et Europe. Les catégories idéologiques d’Europe et d’Amérique sont des catégories qui fonctionnent toujours aujourd’hui, même si leur contenu varie (en fonction des groupes sociaux qui les mobilisent, des moments historiques, des contextes historiques propres à chaque nation, etc.). Elles représentent toujours des figures de l’altérité (l’Europe pour les Américains, l’Amérique pour les Européens) qui permettent en retour d’affirmer son existence propre, en négatif. Le but de ce TD est de montrer l’usage politique de ces catégories « en action » dans les manuels scolaires américains, lorsque ceux-ci racontent la naissance des Etats-Unis. Les manuels d’histoire sont en effet un bon indicateur d’une volonté politique « officielle » de faire commencer l’histoire américaine à un temps « zéro » compatible avec l’affirmation de l’identité de la nouvelle république. Comment s’imposer au rang de nation à part entière avec une histoire « jeune » ? Comment prendre en compte la part d’européanité de l’identité américaine ? Nous proposons ici d’utiliser le thème de la découverte de l’Amérique par les Européens, tel qu’il est traité dans les manuels d’histoire américains au 19e siècle afin de voir comment ce thème est modulé en fonction des impératifs de la construction identitaire nationale américaine au 19e siècle. Nous mettrons également à contribution les images tirées de ces manuels scolaires. |
le mardi 6 mars 2012 de 10h à 11h30
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| 6 | Et aujourd'hui ? Lorsque les "Pères fondateurs" voyagent Ce TD s’attarde sur les usages contemporains de cette notion de « Père fondateur » républicain, héritée de la révolution américaine. Nous verrons comment l’usage politique contemporain des « Pères fondateur » répond à une grammaire extrêmement codifiée, qui a traversé maints océans. Comment est-on reconnu comme Père fondateur ? A quoi sert-il, épistémologiquement mais bien sûr politiquement, d’utiliser ces figures ? Quelles sont les règles (« la grammaire ») de la représentation en image d’un père fondateur ? Nous pourrons nous appuyer sur la représentation iconographique de ces figures fondatrices et prendrons deux exemples : celui de la construction européenne (en prenant plus particulièrement les cas de Jean Monnet et de Robert Schuman) mais aussi, au-delà de l’espace atlantique, celui de la fondation de l’Inde contemporaine (et de la figure de son « Père fondateur », Ambedkar). |
le mardi 20 mars 2012 de 10h à 11h30
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